Le prix du parfum a monté beaucoup dans les dernières années et ce n'est pas toujours une question de qualité. Parfois les marques augmentent le prix pour faire plus luxe et en même temps ils lancent des flacons 30ml. Surtout dans les niches il y a du über luxe, mais cela pèse lourd sur les parfums qui ne tiennent pas bien sur la peau ou ont des "défauts" de formulation. En même temps, j'ai noté à Paris que tout est discounté - les réductions et les promotions sont tout au long de l'année. Il y a toujours une promotion en cours, surtout dans les vitrines, et le nombre de PV qui proposent des parfums qui n'ont pas marché (discontinued) a visiblement augmenté à Paris. Plus question d'acheter son parfum à son prix affiché quand tout ce que je reçois par poste / mail me propose constamment des -15 / -20% avec ma carte de fidélité. ça fait une année quand j'ai commencé à étudier la question des prix dans les parfums contemporains j'ai découvert un site (Mailorama-fr) qui t'offre encore plus de réductions sur l'achat internet (de 5 à 10% de remise sur l'achat Sephora/Nocibé/Marionnaud et quand la somme sur le compte a atteint un seuil j'ai reçu un chèque à la maison). Il y a actuellement beaucoup d'astuces qui permettent d'acheter son parfum à -30% sans le risque de tomber sur une contrefaçon dans une "boutique" inconnue. Tout cela a des conséquences majeures sur l'image des parfums, car le rare et le précieux vont mal avec la remise constante et on se demande aussi sur les marges de prix qui permettent moins la création (maintenant tombé dans le discours marketing inspiré de la "niche") et plus sur l'ingénierie financière. Ce qui m'inquiète c'est la hausse des prix sans une vraie valeur. J'ai découvert à Printemps les nouveaux SoOud et toute la collection de 8 parfums (sans échantillon, de nouveau) coûterait environ 1500 EUR. Pourtant les parfums sont des variations sur la même idée et ni les matières, ni l'idée, ni le flacon ne justifient leur prix individuel. Dans les boutiques j'entends souvent le même discours vente pour un parfum cher autour des matières riches et rares, pourtant je n'ai pas encore croisé un parfum avec plus de rose-jasmin naturels que le Joy (Jean Patou) vendu maintenant à un prix tout à fait normal.
La question des prix est très délicate actuellement en France car il pouvait y avoir aussi une autre affaire.Je viens de lire dans les documents de l'AFP que je reproduis que le petit scandale de l'entente distributeur-marque est en train d'exploser à nouveau.
La question des prix est très délicate actuellement en France car il pouvait y avoir aussi une autre affaire.Je viens de lire dans les documents de l'AFP que je reproduis que le petit scandale de l'entente distributeur-marque est en train d'exploser à nouveau.
"La justice va devoir de nouveau se prononcer sur des amendes infligées à des grands noms du luxe et des distributeurs de parfums pour entente sur les prix de vente, la Cour de cassation de Paris ayant décidé mardi de casser un jugement qui les avait annulées. L'affaire serait rejugée par la Cour d'appel de Paris.
En 2006, le Conseil de la concurrence, ancêtre de l'actuelle Autorité de la concurrence, avait condamné treize grands noms du luxe et trois sociétés de distribution de parfums et cosmétiques à des amendes totalisant 46,2 millions d'euros.
Parmi les fournisseurs condamnés figuraient les branches parfumerie et cosmétiques de Chanel, Dior, Hermès, Estée Lauder/Clinique, Givenchy, Guerlain, Kenzo Parfums, L'Oréal, Shiseido, Lolita Lempicka, Thierry Mugler Parfums ou encore Yves Saint Laurent, Issey Miyake et Jean Paul Gaultier regroupés chez Beauté Prestige International. Les distributeurs condamnés étaient Marionnaud, Sephora et Nocibé.
Les groupes de luxe mis en cause fixaient à leurs distributeurs le "prix public indicatif" des produits, ainsi que le taux de remise maximum qu'ils étaient autorisés à pratiquer, de façon à uniformiser vers le haut les prix, au détriment du consommateur, avait alors indiqué le Conseil de la concurrence.
Il reprochait également aux fournisseurs la mise en place une "police des prix", c'est-à-dire des contrôles des prix, des pressions et des menaces de représailles commerciales vis-à-vis des distributeurs récalcitrants.
En novembre 2009, la Cour d'appel de Paris avait annulé les amendes, estimant que le délai écoulé entre l'instruction du Conseil et la notification des griefs était d'une longueur excessive et n'avait pas permis aux groupes de luxe et aux distributeurs de rassembler les éléments leur permettant de se défendre correctement.
Mardi, la Cour de Cassation a elle estimé que la Cour d'appel n'avait pas démontré que le délai écoulé avait causé à chacune des entreprises "une atteinte personnelle, effective et irrémédiable à son droit de se défendre"."
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Fragrance is the 8th Art - Octavian Coifan - Le Parfum est le 8ème Art

